Pascal Charpentier

Après la Grèce, voici la Chine

Dans le monde actuel, les marchés financiers sont condamnés à surmonter une peur latente et des défis économiques aux quatre coins de la planète.  Pourtant cela faisait 4 ans que nous n’avions pas eu une correction sur les marchés.  Si vous vous rappelez, après la crise de 2008, nous avons été testés avec une correction à chaque année jusqu’en 2011, ayant comme conséquence que plusieurs investisseurs se sont mis à croire qu’il s’agissait d’un nouveau phénomène séquentiel normal, convaincus d’être frappés à chaque année. Cela les a amenés à mettre leurs portefeuilles en liquide en 2012, attendant la prochaine correction, qui n’est pas venue…  pour finalement voir le marché connaître une de ses meilleures séquences!  Ces situations de crise sont presque impossibles à  synchroniser;  en pensant pouvoir le faire, on risque de commettre d’importantes erreurs qui peuvent aliéner de façon significative nos rendements.

Jusqu’à la semaine dernière, la correction boursière chinoise qui avait commencé en juin dernier n’avait pas eu d’impact sur les marchés américains. Ce fut donc une surprise de voir l’ampleur des dégâts sur les marchés américains lundi, comme si la présidente de la FED venait d’annoncer une récession aux États-Unis. Ce qui est particulier avec cette crise chinoise, c’est qu’elle arrive à un moment où l’économie américaine a pris son erre d’aller! Qui plus est, les exportations vers la Chine représentent moins de 1 % de l’économie américaine!

La haute volatilité actuelle démontre que tout peut être drainé vers le bas sans égard aux fondamentaux intrinsèques de chaque compagnie. Dans la panique de lundi, le plancher a cédé, entraînant tout le monde au passage. On peut comprendre que les compagnies de matières premières qui dépendent en grande partie des importations chinoises s’affaissent, mais que des compagnies américaines qui dépendent uniquement du marché intérieur cèdent au même niveau n’est pas très rationnel. Le bébé a été jeté avec l’eau du bain!  Il est vrai que plusieurs compagnies américaines ont connu des résultats moins bons que prévu au second trimestre, conséquence d’un dollar américain qui s’est apprécié trop rapidement cette année. En contre partie, plusieurs compagnies qui avaient sorti des résultats exceptionnels n’ont pas étérécompensées à la sortie de leurs états financiers cet été. Au contraire, elles ont corrigé de façon spectaculaire comme tous les autres titres cette semaine. Plus que jamais le marché est débalancé dans l’évaluation qu’il apporte aux compagnies. Un tel phénomène est difficile à comprendre et n’est pas très logique. Par contre, il vient de créer des opportunités de placements exceptionnelles.

Source: Kielarowski.net

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Source de l’image au haut de l’article : Wetrade4you.com